Nos Costumes

L'emblématique Barbichet

"Le Barbichet"

Au début du 19éme siècle, il existe peu de documents sur la coiffe limousine. Vers 1835-1840, avec la venue des broderies d'Aixe sur Vienne (87), la coiffe se transforme. Les passes s'élargissent, se garnissent de broderies, un nœud de satin apparaît. Ces mutations donneront naissance à diverses coiffes, dont la plus célèbre est bien sûr le barbichet qui voit son apogée vers l'an 1880. (Source : Le costume Marchois et Limousin 1800-1914).

Le poète limousin Jean Rebier disait : 

" Les Limousines sont des roses, les barbichets des papillons".

Le barbichet

Les costumes Limousins à l'Églantino

Les costumes de l’Églantino do Lemouzi sont ceux de nos paysans limousins d'autrefois "de fête" ou "de travail". Ils sont un peu de notre histoire écrite au fil du temps. A travers eux nous retraçons la façon de vivre à la campagne, fin 1800 et début 1900. En Limousin où le climat est rude, l'homme rustique, travailleur, vit modestement. Les vêtements paysans, reprisés, sont remplacés lors des saisons d'abondantes récoltes, où la production du domaine fait entrer "lo sau" au foyer et où se retrouvent plusieurs générations. Les différents équipements vestimentaires s'adaptent aux évolutions de l'agriculture (mécanisation). Ils sont aussi, avec la mode, le tissu, le progrès..., mieux ajustés aux travaux journaliers, aux circonstances climatiques et autres...

Les costumes portés par l’Églantino do Lemouzi "mémoire vivante de notre culture traditionnelle", représentent une contrée du Limousin, Aujourd'hui certains de ses vêtements ne sont que des copies au plus proche de l’authentique. De nos jours et comme par le passé, la vêture s'adapte au climat, au lieu, à la vie paysanne, d'un canton à l'autre, d'un village à un autre... Les costumes limousins n'échappent pas à ce constat, où les distances parcourues à pieds sont peu éloignées... L’Églantino do Lemouzi en témoigne, conservateur d'un patrimoine ancestral retrouvé, préservé et à transmettre aux jeunes générations. Le Groupe, lors de ses sorties, en plus de sa bannière, s’identifie par sa cocarde bicolore, verte et rouge, les couleurs de son emblème l'églantine "la rose des buissons"et de sa région Limousin ...

"Au 19ème siècle, le bel ouvrage est valorisant, les broderies et dentelles, des coiffes, vêtements, lingeries et autres linges de maison, sont réalisées, par les jeunes femmes, bergères, initiées par les grands-mères au coin du feu dans le "cantou" lors des longues veillées d'hiver. C'est au printemps, à l'abri d'un arbre, bordant la prairie où pâturent les animaux, qu'elles cousent, brodent, reprisent, tricotent..., avec à l'esprit, de porter la plus jolie coiffe et un bel habit, lors de la fête du village, ou bien d'avoir une belle dot pour le jour du mariage... Dans notre verdoyante campagne limousine, vers 1850, la mode arrive de la capitale, elle est adaptée aux besoins locaux et colportée par les doigts habiles "de fée" de nos couturières, qui de village en village, proposent leurs services aux femmes dans les fermes..."

 

Le costume masculin de travail

L’Églantino do Lemouzi, comme par le passé, les garçons portent le costume de travail, lors de scènes rappelant la vie dans nos campagnes à la ferme. Celui-ci est composé : d'une chemise longue, à pans,  en tissu de chanvre ou de lin (plus fin), dont le patron est simple à réaliser et facile à assembler. Large elle libère les gestes et postures durant les travaux saisonniers... Une petite douzaine de chemises sont nécessaires pour l'année. Elles s'empilent dans les grandes armoires en bois de la chambre. "Lo chamiso" n'est pas changée souvent, car la "bujada" (lessive) ne se fait que rarement, à la rivière, à la fontaine ou au lavoir du village par "lo lavéiri"...

Nos paysans portent un pantalon de travail en coutil rayé. Il est tenu par des bretelles à pattes et boutonnières. Une large et longue, ceinture de flanelle grise, entoure la taille, soutenant le dos et protégeant le bas des reins d'un refroidissement éventuel, après une dure journée de labeur...

Le petit gilet, à encolure évasée et sans col, est très souvent assorti au pantalon. Il peut-être aussi en drap avec une rangée de boutons... Ce modèle existe également pour la tenue de ville, avec une ou deux poches gousset...(cf prochaines pages)...

 Un mouchoir blanc, complète le costume de travail, à carreaux et rayures bleues ou violettes. Il entoure le cou, avec pour fin de protéger la gorge et la nuque de la poussière. Par fortes chaleurs, lors des foins ou des moissons, il est humidifié, trempé dans les rigoles ou les sources, pour rafraîchir la figure de notre besogneux...

 
 

De la tête aux pieds

En fonction des saisons et des circonstances, les gars coiffent le chapeau "lu chapeu" de paille, pour le soleil, ou le traditionnel feutre noir à larges bords, lors de frimas ou de sorties en tenue de ville...

Lors des jours de foire pour amener le bétail destiné à la vente (veaux, vaches, cochons, moutons, et autres...) ou qu'il s'agisse d'un transport de denrées au marché (céréales, pommes de terre, betteraves, topinambours, etc.), nos paysans d'antan, endossaient la blouse, adoptée par l’Églantino do Lemouzi. Cela afin de protéger leur costume de ville (souvent étriqué et datant de leur mariage), ou bien de cacher de pauvres habits "pètassèr". Ample et facile à porter, elle est confectionnée, en retors (tissu à fines rayures) bleu ou noir. Elle apparaît en Limousin, vers 1850.

Aux pieds, nos paysans, chaussent les sabots de bois, souvent de noyer, pour les travaux de la ferme ou pour sillonner les chemins de traverse... Lorsqu'ils ont une paire de souliers de cuir, pour se rendre à la ville ou aux fêtes du village, pour ne pas les user ou les crotter, ils les portent, suspendus à l'épaule ou autour du cou par les lacets et cheminent avec leurs sabots, dont le fond est tapissé de paille ou de foin... Une paire de chaussettes, en laine blanche de mouton, filée et tricotée par l'épouse ou la mère ou la grand-mère, complète la vêture des gars de notre belle campagne limousine...

 

 
 

Sources : Les différents chapitres relatifs à nos costumes limousins "dits de travail", transcrits sur le site, sont le fruit de recherches de quelques passionnés, de transmis parlés et d'histoires recueillies auprès des familles, parents,  grands parents, tous limousins et d'origine paysanne ou proche, l'Aline, le Cadet, l'Angèle, le Dédé, le Toinou, le Ricou, etc., les plus anciens du Groupe et des responsables des costumes Christiane Rabret et de Josette Valade, mais aussi, pour quelques précisions les ouvrages :  le Costume Marchois Limousin 1800 - 1914 et  Lémouzi n°150 de 1999 et autres publications. 

Les photos  produites, proviennent des albums souvenirs du groupe, de Marcel Yzerd et des photographes amateurs, Jean Claude Lavoute  et Jacques Maugein.

J@MGN.